Trophée Jules Verne 2002
Record de Bruno Peyron / Orange

Temps partiels
(depuis Ouessant)
Équateur Cap Bonne
Espérance
Cap des
Aiguilles
Cap
Leeuwin
Tasmanie Anti-
méridien
Cap
Horn
Équateur Ouessant
2002 - Bruno Peyron
Orange
7j 22h 18j 18h 40m - 29j 07h 22m - 34j 09h 20m 42j 02h 52m 53j 04h 49m 64j 08h 37m
 
Parti le 2 mars à 07 h 36 min 21 sec (GMT) arrivé le dimanche 5 mai 2002 à 16 heures 13 minutes et 45 secondes (GMT) Bruno PEYRON est détenteur du Trophée Jules Verne pour la deuxième fois avec un temps record de 64 jours 08 heures 37 minutes 24 secondes de navigation.

Il a amélioré le record d'Olivier de Kersauson de sept jours cinq heures 44 minutes et 44 secondes, malgré les 3000 milles supplémentaires effectués par Orange !

A 13,98 noeuds de moyenne, Bruno Peyron et ses douze équipiers auront donc avalé un peu plus de 28000 milles (soit 52000 kilomètres)

Bruno Peyron et ses hommes n'avaient certainement pas osé rêver d'un tel résultat après un premier départ le 14 février 2002, avorté au bout de 30 minutes à la suite de la rupture de la tête de mat. Second départ le 2 mars 2002 et un début de challenge correct. Les conditions météo deviennent plus capricieuses dans la descente de l'Atlantique Sud et l'Indien. Orange passe alors au large de l'Australie avec 'seulement' deux jours d'avance sur le record.

C'est à ce moment que le géant des mers montre quelques petits signes de lassitude (avarie de poutre). Après une réparation méticuleuse d'Yves Le Blévec, une traversée du Pacifique idéale regonfle le moral du XIII de bord et Orange s'en donne à coeur joie malgré des conditions de vie extrêmes et un iceberg en travers de la route juste avant le cap mythique. Résultat : l'avance grandit à cinq jours en arrivant au Horn.
 
 
Adeptes de la concentration permanente et de l'optimisation des performances, les XIII ne lâchent rien et c'est lors d'une de leurs innombrables visites de contrôle de l'état du bateau, après le passage de l'équateur, que l'équipage découvre l'avarie qui va les hanter jusqu'à l'arrivée : une fissure sur la boule qui supporte le mât. Continuer ? Arrêter ? Bruno Peyron prend alors seul la décision de poursuivre l'aventure après consultation des architectes d'Orange.

Bien lui en a pris. Même si la route d'Orange s'allonge encore vers l'ouest, le bateau, vaillant, s'accroche et creuse l'écart. L'exploit est au bout. Orange laisse maintenant Ouessant derrière lui. A bord, un homme savoure encore un peu plus que les autres la victoire sur le temps et les éléments, il était , sur Orange, le seul détenteur du record de 1997 sur Sport Elec : Hervé Jan.

Composition de l'équipage d'ORANGE : Bruno Peyron, Gilles Chiorri, Hervé Jan, Nick Moloney, Yann Eliès, Benoît Briand, Sébastien Josse, Roan Le Goff, Jean-Baptiste, Florent Chastel, Vladimir Dzaldalyndis, Yves Le Blevec, Philippe Péché.

Bruno Peyron a déclaré à son arrivée : " On savait le Trophée Jules-Verne exigeant sur le plan technique et sur le plan de la navigation, mais c'est avant tout une histoire d'hommes, je ne sais pas si notre navigation a été parfaite stratégiquement ou météorologiquement, mais je tiens pour certain que l'équipage pluridisciplinaire a fait un boulot remarquable dans la maintenance et la préservation du bateau. "

Réaction d'Oliver de Kersauson : "C'est une belle page de sport qu'Orange vient de tourner. Pour réussir une entreprise comme le Trophée Jules-Verne, il faut une bonne équipe, un bon bateau et bien savoir le préserver. Bruno Peyron a su le faire. L'époque des 27 m est terminée. C'est le début d'une nouvelle compétition et elle durera longtemps."