Trophée Jules Verne 2002
Tentative de Bruno Peyron / Orange

Alors qu'il naviguait sous grand foc (gennaker) et grand voile à un ris, le catamaran Orange a vu sa tête de mât se rompre à environ 1 mètre de son extrémité haute, une demi heure après avoir franchi la ligne de départ du Trophée Jules Verne au large de l'Ile d'Ouessant.

Jeudi 14 février 2002 / 14h30 françaises (13h30 GMT)

De l'entretien entre le skipper français du maxi catamaran Bruno Peyron et Yann Penfornis, membre du Gilles Ollier Design Team et du Chantier Multiplast qui ont conçu et construit Orange, aucune raison ne peut être pour le moment réellement avancée et ainsi expliquer l'avarie. d'autant qu'avant d'envoyer le grand foc (gennaker), "L'équipage avait checké le mât pour s'assurer que tout était bien en place", précise encore Bruno Peyron.

En effet, Orange avait été démâté à Brest la semaine dernière et le gréement dormant avait été changé, pour une sécurité maximum pendant ce nouveau tour du monde de l'ex Innovation Explorer (2e dans The Race).

Orange est attendu chez Multiplast demain vendredi 15 février vers 10h00 française (9H00 GMT). Aux abords du chantier, l'équipe de Multiplast dégage le ponton pour accueillir Orange et met tout en place pour démâter le bateau vers 12h00 (11H00 GMT).

Dans les ateliers, on se prépare à rentrer le mât et effectuer l'analyse des dégâts.
 
 
Si l'avarie d'Orange est similaire au premier abord avec celle subie par le trimaran Geronimo d'Olivier de Kersauson, aucun réel rapprochement ne peut être effectué. En effet, le mât de Geronimo a cassé à 6 mètres de la tête de mât, au dessus de l'ancrage des haubans (câbles qui tiennent le mât en place). Par ailleurs, les types de carbone utilisés pour la fabrication des deux mâts, étaient différents.

Arrivé comme prévu ce vendredi 15 février à 9h30 françaises (8h30 GMT) au chantier Multiplast à Vannes, le maxi catamaran Orange de Bruno Peyron n'a pu être démâté dans la foulée.

En effet, le vent était trop fort ce matin et la manutention a été repoussée à demain samedi 16 février. Dès le mât à terre et rentré dans les ateliers, l'équipe technique de Multiplast procédera à une analyse aux ultrasons de l'ensemble du mât (contrôle non destructif), afin de s'assurer que l'avarie n'a pas eu d'effets sur le reste du mât.

Selon Gilles Ollier et Yann Penfornis, la première observation confirme que la rupture a eu lieu juste en dessous du capelage de la bastaque haute, câble mobile qui retient la tête de mât au vent et qui est mise sous tension lorsque le bateau navigue sous grand foc (gennaker).

d'ores et déjà, Multiplast a mis en place une équipe pour commencer la réparation. En effet, Yann Penfornis et Philippe Cahue (chef de chantier) affirment que l'espar est réparable.

A priori, le travail s'effectuera par la remise en place du morceau de tête de mât cassé en assemblant les deux parties par reprise de couches de carbone en dégradé.

Source : www.multiplast.eu