Trophée Jules Verne 2016
   
Deuxième tentative de Francis Joyon / Idec Sport
   

Temps partiels
(depuis Ouessant)
Équateur
Cap Bonne
Espérance
Cap des
Aiguilles
Cap
Leeuwin
Tasmanie
Anti-
méridien
Cap
Horn
Équateur
Ouessant
2011/2012
Loïck Peyron
Banque Pop. V
5j 14h
55m 10s
11j 21h
48m 18s
11j 23h
49m 18s
17j 23h
57m 18s
20j 7h
11m 33s
22j 11h
34m 12s
30j 22h
18m 48s
38j 2h
45m 48s
45j 13h
42m 53s
2015/2016
Yann Guichard
Spindrift 2
4j 21h
29m 2s
11j 22h
4m 2s
12j
2m 2s
18j 11h
25m 2s
20j 4h
37m 2s
22j 7h
43m 2s
30j 4h
7m 2s
39j 13h
31m 2s
47j 10h
59m 02s
2015/2016
Francis Joyon
Idec Sport
5j 1h
1m 30s
13j 5h
11m 38s
13j 9h
14m 38s
18j 20h
37m 38s
20j 8h
18m 38s
22j 9h
48m 38s
31j 1h
47m 38s
40j 14h
53m 38s
47j 14h
47m 38s
 
 
de Ouessant à l'Équateur
les informations non sourcées proviennent de : www.idecsport-sailing.com

10/01/16
J'attendais d'avoir une bonne raison d'y retourner… c'est raté !
 
Loïck Peyron : « Je vais être honnête d'entrée : oui, je suis très content de conserver le Trophée Jules-Verne acquis en 2012 avec l'équipage de " Banque Populaire V ". Et pourtant, je m'étais préparé à ne pas le garder. J'ai suivi le parcours des deux équipages de très près. J'étais nuit et jour derrière l'ordinateur à regarder tout ce qu'ils faisaient.

Ils ont bien navigué. Ils sont partis ensemble car nous n'avons pas de prévisions météo fiables au-delà de dix jours, obligeant les équipages à s'engouffrer dans la première fenêtre météo correcte pour bien démarrer l'aventure.

Franchement, j'aurais fait exactement la même chose qu'eux. Après, la météo, tu la subis. Ça rend la chose aléatoire mais cela fait partie de la problématique et de la magie des records. C'est ce qui est beau. Au final, ils échouent tous les deux, ce qui prouve que notre chrono était très bon. Ce temps de 45 jours 13 h 42' 53'', il faudra aller le chercher !

Ce Trophée Jules-Verne n'est pas un record facile, et ce n'est pas plus mal que d'autres que nous le démontrent. Ça rappelle que ça n'a jamais été simple de faire le tour du monde le plus vite possible sur un multicoque, avec cette problématique : " Aller vite quand les conditions ne le permettent pas ".

Cela dit, moi qui attendais que le record soit battu pour avoir une bonne raison d'y retourner... c'est raté.
»

Source : letelegramme.fr

08/04/16
On a un job à finir, donc on y retourne
 
Francis, cette fois c’est officiel : un an après votre première tentative, vous repartirez dès l’automne prochain autour du monde, à l’assaut du Trophée Jules Verne ?
« Oui, voilà… on a un job à finir, donc on y retourne ! Lors de notre arrivée à Brest le 8 janvier dernier (pour mémoire en 47 jours, 14 heures et 47 minutes), nous avions même évoqué l’idée de repartir quelques jours plus tard… mais c’était davantage sur le ton de la plaisanterie, car il y avait tout de même un peu de travail à faire sur le bateau. Cette fois, c’est du sérieux : nous déclencherons un stand-by dès la fin octobre de cette année pour lancer une nouvelle tentative. »

Ce stand-by peut durer jusqu’à quelle date ?
« Disons des derniers jours d’octobre 2016 jusqu’à fin janvier 2017. La saison se termine fin janvier, selon moi. Certes, il y a eu des Trophée Jules Verne améliorés avec des départs plus tardifs mais le chrono à battre était un petit peu moins pointu à atteindre que maintenant, je pense. Là, on a bien vu que tourner en moins de 45 jours et 13 heures n’était pas évident du tout et les dates idéal de stand-by sont celles-ci. »

Et vous repartirez avec le « petit » mât ?
« Absolument, car c’est un ensemble : partir avec ce mât réduit permet de gagner au moins deux tonnes. Car comme nous sommes en équipage réduit, à six marins seulement, cela permet de gagner du poids d’équipage, mais aussi du poids de matériel et de nourriture embarquée, du poids de cordages, etc… Je pense que c’est la bonne formule. D’autant que lorsqu’on analyse notre tour du monde, il apparait clairement que nous n’aurions pas fait mieux avec le grand mât ! Notre choix apparait cohérent, car même si nous n’avons pas battu le record, notre première expérience dans cette configuration a démontré que nous étions performants. En tournant en 47 jours, nous avons montré que nous n’étions tout de même pas loin de l’objectif de reprendre ce record à Loïck Peyron… qui, pour l’anecdote, est d’ailleurs notre voisin de ponton à La Trinité-sur-mer : il prépare sa Transat Anglaise pendant que nous préparons notre nouveau Trophée Jules Verne… »

Comment améliorer le trimaran Idec Sport pour le rendre encore plus performant ?
« Nous cherchons à gagner encore un peu de poids, tout en optimisant le plan de voilure. Avec le même mât, nous allons augmenter la surface de la grand voile et la surface des voiles d’avant, en particulier celle du grand gennaker. L’idée est évidemment que le bateau soit un peu moins pénalisé dans les conditions légères, dans le petit temps. »

Dans quelles zones géographiques, sur quels partiels du tour du monde estimes-tu qu’on peut encore gagner du temps ?
« D’abord je note que nous étions encore dans le coup au cap Horn et que c’est la remontée de l’Atlantique qui nous a plombé. Auparavant, nous avions été très performants du départ jusqu’à l’Equateur puis sur la traversée de l’océan Indien (record du monde en 7 jours pile, ndr). Mais c’est certain qu’on peut faire mieux sur la descente de l’Atlantique Sud, entre l’Equateur et Bonne Espérance, puis sur le Pacifique et enfin sur la remontée Atlantique. Sur le Pacifique par exemple, nous n’avons pas eu les conditions habituelles de grands vents puissants qui auraient été favorables à notre petit gréement. Nous y avons même connu des situations anticycloniques ! Avec les grands vents dépressionnaires établis, nous aurions forcément navigué beaucoup plus vite, nous aurions eu alors une vraie avance au cap Horn. »

L’objectif…
« C’est toujours le même ! Améliorer d’une heure minimum les 45 jours 13 heures et 42 minutes qui sont toujours la propriété de l’équipage de Loïck (Peyron) ! Inutile de tirer d’autres plans sur la comète. S’il y avait le moindre doute sur le fait que ce soit difficile à atteindre, je rappelle que nous avons été deux bateaux à échouer cet hiver. Ce record est difficile. C’est pour ça aussi qu’il est passionnant à tenter ! »

Cette tentative sera ton cinquième départ autour du monde, le deuxième en équipage… Qu’est ce qui te motive encore après toutes ces années à te battre sur l’eau contre les grands records planétaires ?
« Mais ce n’est jamais deux fois la même chose ! D’une part le parfum de l’aventure est toujours là et d’autre part l’objectif sportif est vraiment costaud à atteindre. Cela me fait au moins deux bonnes raisons d’y retourner ! Encore une fois, nous avons un boulot à terminer… »

Il ne reste que sept mois avant le prochain départ autour du monde. Quel est le programme d’Idec Sport pendant ce laps de temps ?
« Nous allons à Douarnenez pour le Grand Prix Guyader faire des runs de vitesse et embarquer de jeunes champions. Ensuite, nous descendons en Méditerranée courant mai faire des relations publiques pour le Groupe Idec. Si la météo le permet et qu’il y a un temps mort, je ferai peut être une tentative en solitaire sur le record des 24 heures. Mais le grand objectif 2016 est bien entendu ce Trophée Jules Verne. Aussi nous mettrons le bateau en chantier dès le mois d’août pour faire une préparation bien plus approfondie que la dernière fois, où le stand-by avait commencé un mois et demi seulement après avoir réceptionné le bateau. Là, nous aurons le temps de travailler plus sereinement, plus en profondeur. »

19/09/16
Objectif Jules Verne
 
Ce lundi matin, Idec Sport a été remis à l’eau après un chantier intensif d’été mené par l’équipe de technique de Francis Joyon au chantier Multiplast, à Vannes.

Quels travaux ont été entrepris sur Idec Sport en vue de cette deuxième tentative ?
Francis Joyon : « Le bateau a été mis au sec pendant un mois et demi. Ce chantier a été intense, dans la mesure où nous avions laissé le bateau flot depuis le dernier tour du monde. Il y avait quand même une usure assez importante du matériel et des améliorations à apporter. On a notamment beaucoup travaillé sur la protection du barreur et des régleurs dans un objectif de performance. Nous allons aussi avoir une grand voile et un gennaker neufs. Pour le reste, nous avons peaufiné les choses : les cordages, l’accastillage ainsi que le safran central dont nous avons revu le profil avec le chantier AMCO, très pointu en matière d’appendices. Ce bateau a plus de dix ans, il a été amélioré par de nombreuses équipes, nous avons continué dans ce sens par petites touches. Il a fallu vraiment aller en profondeur pour gagner un peu de poids, un peu de vitesse, et je pense que nous avons fait du bon travail ! »

Cette plateforme optimisée vous convient-elle pour partir à la conquête du Trophée Jules Verne ?
F.J. : « Lors de la précédente tentative, on s’est aperçu qu’on n’était pas loin de la vérité malgré une météo qui n’a pas été très favorable pour battre le record. On repart avec un peu plus de performance et un peu plus d’expérience. Le bateau sera bien prêt, l’ensemble sera plus cohérent. »

À présent, quel est votre programme ?
F.J. : « Dès cet après-midi, nous rallions la Trinité-sur-Mer, notre port d’attache. La mise en place des voiles et des cordages pour rendre le pont opérationnel va nous demander une semaine de travail. La phase d’entraînement débutera début octobre avec des sorties avec le plus de membres d’équipage possibles et, je l’espère, Marcel Van Triest, notre routeur. On peut espérer être en stand-by pour le 20 octobre. C’est une vision optimiste des choses qui peut se réaliser si nous ne rencontrons pas de problème technique majeur. »

Pourquoi vous mettre en stand-by aussi tôt ?
F.J. : « La probabilité d’une fenêtre avant la mi-novembre est extrêmement faible, mais il faut être prêt pour en saisir une si elle se présente. Partir assez tôt dans la saison peut également nous permettre de bénéficier d’une meilleure remontée de l’Atlantique, même s’il restera forcément une grande part d’inconnu. La saison est relativement courte, elle se termine en février. Plus on peut partir tôt, mieux on se porte. On partira quand le vent le permettra, quand la situation sera correcte, même si elle ne sera idéale. »

L’an dernier, il ne vous que a manqué deux jours pour battre ce record autour du monde. Ce trophée Jules Verne reste donc possible ?
F.J. : « Nous étions dans les temps de Loïck Peyron jusqu’au cap Horn, malgré un océan Pacifique qui n’avait pas été simple. C’est vraiment la remontée de l’Atlantique qui nous a plombés : trop complexe, trop vent debout, trop de calmes. Rien que sur cette partie du parcours, on peut gagner ces deux jours. On a complètement confiance en nos chances de réussite. »
 
Idec Sport

28/09/16
On prend les mêmes et on y retourne !
 
Idec Sport va repartir à l’assaut du Trophée Jules Verne, moins d’un an après sa dernière tentative où il n’avait manqué que deux petits jours au commando de Francis Joyon pour réussir l’exploit. Fait unique dans l’histoire du Trophée, l’équipage reste identique : Francis Joyon, Gwénolé Gahinet, Boris Herrmann, Clément Surtel, Alex Pella et Bernard Stamm. Cet amical commando de seulement six hommes a le sentiment d’avoir « un job à finir ».

A leur arrivée à Brest en février dernier, les six marins d’Idec Sport, sans exception, avaient fait part de leur envie de repartir ensemble autour du monde. De nombreux observateurs croyaient alors en un simple vœu pieux formulé dans l’euphorie de l’arrivée, d’autant qu’il n’est jamais simple de réunir des marins de stature internationale, souvent appelés vers d’autres aventures, d’autres compétitions. La probabilité de repartir avec strictement le même équipage semblait donc plutôt faible… et c’est pourtant très exactement ce qui va se passer !

Tous sans exception vont s’élancer de nouveau ensemble autour du monde et ce dès qu’une fenêtre météo va s’ouvrir. Peut-être dès la fin du mois d’octobre, en tout cas « le plus tôt possible » assure Francis Joyon. Notamment parce que « des fenêtres, il n’y en a pas tant que ça entre octobre et février » et que les départs très tôt en saison offrent en général la probabilité d’un meilleur enchaînement pour l’ultime remontée de l’océan Atlantique. Forts d’un premier tour du monde ensemble qui a été riche en exploits sportifs (record de l’océan Indien, notamment) mais s’est surtout avéré une extraordinaire aventure humaine, les six marins d’Idec Sport remettent le couvert en espérant avoir un peu plus de réussite pour aller chercher ce fameux record détenu par l’équipage de Loïck Peyron depuis 2012 : 45 jours, 13 heures, 42 minutes et 53 secondes.

07/10/16
La tentative de Spindrift 2 est annulée
 
Yann Guichard : « Le Trophée Jules Verne reste un rêve à accomplir, et constitue un des défis ultimes dans la voile de compétition et pour Spindrift racing.
Dona et moi avons l’ambition de battre ce record avec l’équipe que nous avons mise en place depuis maintenant cinq ans. Un record aussi difficile que celui-là demande un engagement absolu et de réunir toutes les conditions nécessaires à la réussite d’un tel défi. Dans un esprit sportif et professionnel, je pense que cet hiver n’est pas le bon moment pour une nouvelle tentative et nous avons donc pris la décision avec Dona de repousser notre départ.
»

Source : www.spindrift-racing.com

20/10/16
Début du stand-by pour Idec Sport
 
Le Maxi trimaran Idec Sport est entré en stand-by à La Trinité sur Mer.

Francis Joyon : « Les mois d’octobre et novembre sont propices au développement de ces scenarii qui proposent à une machine telle qu’Idec Sport des temps " canon " à l’équateur.

Il nous faut pourtant regarder au-delà de ce premier chrono intermédiaire, et privilégier la capacité à enchainer les systèmes météo favorables jusqu’en Atlantique Sud.

L’impatience de partir à la re-découverte des formidables horizons du très grand large est grande. L’ambiance à bord est très sympa, et la motivation immense. Mais il nous faut faire preuve de patience car ce record titanesque de la course au large va désormais se jouer à peu de choses.
»

26/10/16
D'une minute, ça m'ira bien
 
Après avoir échoué à deux jours du record en janvier, Francis Joyon et ses cinq équipiers s'apprêtent à repartir à l'assaut du Trophée Jules-Verne. Temps à battre : 45 jours 13 h 42' 53''.

Êtes-vous prêts ?
« Un bateau n'est jamais complètement prêt, on a toujours une liste de 1.000 petites choses à faire. Mais tout ce qui est important est réglé. »

Vous avez choisi de repartir avec le même équipage. Il est si bon que ça ?
« Oui, même si nous ne sommes pas parfaits, ni moi, ni les autres mais disons qu'il y avait une bonne synergie entre nous l'hiver dernier. On avait réussi à faire du bon boulot. Je pense qu'on avait tous envie d'y retourner ensemble. »

L'équipage ne change pas mais la machine a-t-elle subi des modifications cet hiver ?
« Oui, on a modifié la protection du barreur et des wincheurs. Avant, il n'y avait pas grand-chose et on s'est aperçu qu'on perdait beaucoup d'énergie à se retrouver dans un couloir de vent avec 50 noeuds. On a aussi installé des voiles plus grandes, on a gardé les voiles de l'an passé, sauf la grand-voile et le gennaker. On en a profité pour gagner une quinzaine de m² sur chacune de ces voiles-là. »

Y a-t-il une fenêtre météo à l'horizon ?
« Non, la fenêtre est fermée au moins jusqu'à début novembre. »

Si la fenêtre météo s'ouvre le 6 novembre, jour du départ du Vendée Globe aux Sables d'Olonne, vous y allez ?
« Ah oui. On sait bien que, sur le départ, on ne concurrencera jamais le Vendée Globe, médiatiquement parlant. Ce qui compte pour nous, c'est de battre le record, pas d'essayer de prendre une part du gâteau médiatique. »

Coville a déjà battu le record du Trophée Jules-Verne, vous pas. En revanche, il cherche à battre votre record en solitaire. Vous ne vous quittez jamais...
« Là, nous sommes à deux mètres l'un de l'autre, séparés par l'épaisseur d'un ponton à La Trinité-sur-Mer. On ne se quitte pas. On suit avec intérêt ce que Thomas va faire. On a même des chances de partir avec la même fenêtre météo. On est prêt à s'élancer après un arrêt à Brest. »

26,51 noeuds de moyenne, le record est haut perché. Selon vous, on peut l'améliorer de combien d'heures, de jours ?
« C'est déjà ambitieux de s'attaquer à ce record-là avec un bateau plus petit (31,50 m). Le détenteur du record, Loïck Peyon et ses équipiers naviguaient sur un maxi-trimaran de 40 mètres. Pour améliorer ce record, le règlement dit qu'il faut le battre d'une minute. Après, qu'on le batte d'une minute, d'une heure ou d'une journée, c'est un détail. Même d'une minute, ça m'ira très bien. »

Passé 60 ans, vous vous sentez la force de repartir en solitaire autour du monde ?
« Il y a peut-être un âge limite mais je n'ai pas l'impression de l'avoir encore atteint (rires). Je passe mon week-end à sillonner la baie de Quiberon en kite à foil, je fais encore des trucs assez engageants physiquement et sans sentir le poids des ans. J'ai vu dans le liste des participants au Vendée Globe qu'il y avait bien plus vieux que moi... Quand je sentirai que je fatigue, je décrocherai bien sûr. Quant au record en solitaire, je n'y ai pas encore pensé. Tout d'abord parce que le record n'est pas battu et ensuite parce que je suis tellement à fond dans la préparation du Trophée Jules-Verne. On est une toute petite équipe, l'équipage vient de me rejoindre mais, pour la préparation, nous étions seulement trois. Ce n'est pas beaucoup pour un bateau comme le nôtre. Donc, je n'ai pas encore de projets pour l'avenir. »

Source : Philippe Eliès pour letelegramme.fr
 

03/11/16
Francis Joyon en route pour Brest
 
Idec Sport vient de passer en code orange, qui indique une opportunité météo favorable au déclenchement sous 5 jours d’une tentative contre le Trophée Jules Verne. Le trimaran quittera son port d’attache de La Trinité sur Mer demain à l’aube, pour rallier Brest et se tenir prêt à franchir la ligne de départ historique de ce fabuleux record à Ouessant dès dimanche soir 6 novembre.

Francis Joyon : « Une bonne configuration météo se présente à nous, avec un vent orienté majoritairement au nord pour une vingtaine de noeuds, idéal pour " dégolfer " rapidement, et rallier l’équateur avec un seul empannage, dans un temps très proche de celui réalisé l’an passé lors de notre tentative. L’incertitude réside dans l’évolution de l’anticyclone de Sainte Hélène. Il est à l’heure actuelle situé très sud, bloquant la route vers le cap de Bonne Espérance et l’océan Indien. Il nous faudrait plonger très sud pour le contourner. Nous allons donc rallier Brest dès demain tout en continuant à surveiller l’évolution de la météo en Atlantique Sud, sachant que l’Atlantique Nord se montre pour l’heure très favorable. »

04/11/16
Idec Sport est arrivé à Brest
 
Parti ce matin de La Trinité-sur-Mer à 8h45 (heure locale), Idec Sport a fait son entrée dans le port de Brest à 15h45 (heure locale). Le maxi-trimaran rouge est amarré au quai Malbert, entre la Recouvrance et l'Abeille Bourbon.
Le stand-by météo débute.

Merci à Yannick Le Bris pour ses photos.
 
photos © Yannick Le Bris pour www.photos-de-navires.fr

05/11/16
Idec Sport repasse en code rouge
 
Francis Joyon : « Les conditions en Atlantique Nord sont quasi idéales, mais nos routages nous voient arriver à Bonne Espérance avec un jour et demi, voire deux jours de retard sur le record. L’anticyclone de Sainte Hélène est actuellement positionné très bas, ce qui nous obligerait à plonger très sud pour bénéficier de vents portants. Une stratégie coûteuse en distance parcourue, et surtout très risquée compte tenu de la présence importante de glaces en ces latitudes. Nous allons regarder partir les copains, en espérant une évolution favorable en Atlantique Sud pour, peut-être, partir dès mercredi soir dans des conditions intéressantes. Ma terreur est de voir s’établir sur nos côtes des régimes d’Ouest Sud Ouest dont on sait qu’il peuvent perdurer longtemps, et prolonger indéfiniment notre stand by… »
 
Idec Sport
photo © Yannick Le Bris pour www.photos-de-navires.fr

09/11/16
Code orange pour Idec Sport
 
L'équipage d'Idec Sport est repassé en code orange. Un départ samedi 12 novembre semble possible.
La situation en Atlantique Nord, bien qu’en voie de dégradation, demeure favorable pour envisager de rallier l’Equateur en moins de 6 jours.
La situation en Atlantique sud, problématique la semaine dernière, semble évoluer doucement dans le sens souhaité, avec la remontée de l’anticyclone de Sainte Hélène. Les prévisions météo permettraient de passer le cap de Bonne Espérance en moins de 13 jours.

11/11/16
Départ repoussé
 
Francis Joyon et ses équipiers étaient présents à Brest ce matin afin de se préparer à s’élancer ce week-end à la conquête du Trophée Jules Verne. Les derniers fichiers reçus et analysés par Marcel Van Triest, le routeur et météorologue, et le Team Idec Sport, se montrent ce matin beaucoup moins favorables.

La fenêtre météo, qui était visée pour rejoindre l’équateur en six jours, se referme petit à petit.
L’équipe renonce donc, pour l’instant, à passer en code vert.

19/11/16
Code orange pour Idec Sport
 
Francis Joyon envisage un départ dans la matinée de lundi 21 novembre.

Au menu : un Atlantique Nord qui va être très désordonné en raison d'un coup de vent annoncé, notamment aux environs des Canaries, un pot au noir très étalé en latitude et un Atlantique Sud qui semble se montrer sous un jour beaucoup plus favorable qu'au début du mois de novembre.

20/11/16
Code vert pour Idec Sport
 
Francis Joyon : « L'état d'esprit, pour le moment, c'est une certaine inquiétude parce qu'on n'est pas certain de la météo. On a une météo qui n'est pas catégorique du tout. Donc c'est ça qui prédomine.
Mais on a vraiment hâte de partir, d'autant plus que les semaines ont passé. On a eu deux tentatives qui n'ont pas abouties, on est vraiment très très chaud pour partir. C'est très éprouvant d'attendre parce qu'on est toujours sur le qui-vive, à prendre 4, 5 ou 6 fois la météo par jour, à lancer des dizaines de routages, à vérifier que l'équipage est disponible, prêt à rejoindre le bateau. On a 60 % de chances de pouvoir partir entre maintenant et demain après-midi. Le problème immédiat est de réussir à avoir du vent au départ.
»
 

20/11/16
Idec Sport a quitté le port de Brest
photo © Yannick Le Bris pour www.photos-de-navires.fr

20/11/16
C'est parti !
 
Francis Joyon s'est élancé à l'asaut du Trophée Jules Verne le dimanche 20 novembre 2016 à 21 heures, 14 minutes et 45 secondes TU (22h 14’ 45’’ heure locale).

Le record à battre, d'une minute, a été établi le vendredi 6 janvier 2012, par Loïc Peyron à bord de Banque Popolaire V, en 45 jours, 13 heures, 42 minutes et 53 secondes.

Pour remporter le challenge, Idec Sport et son équipage devront donc être revenus avant le jeudi 5 janvier 2017 à 10 heures, 56 minutes et 38 secondes TU (11h 56' 38" heure locale).

21/11/16
Un pari audacieux
 
Les neuf premières heures depuis Ouessant ont été marquées par une absence quasi totale de vent, et ce n’est qu’au petit matin, avec l‘arrivée brutale d’une forte perturbation, qu’Idec Sport a pris de la vitesse, affichant 30 nœuds au speedomètre.

Marcel Van Triest, routeur : « L’idée était d’anticiper l’arrivée de ce front et de partir avant l’arrivée sur la pointe de Bretagne du plus fort du coup de vent avec des rafales à plus de 45 noeuds. Nous envisageons un temps correct à l’Equateur, de l’ordre de 5 jours et une douzaine d’heures, nettement moins bien que lors de la tentative 2015 (5 jours et 1 heures), mais un chrono très intéressant à Bonne Espérance, de l’ordre de 13 jours et demi, avec de surcroit, la possibilité d’éviter d’aller trop sud jouer avec les zones de glaces, comme le suggéraient nos routages lors de l’examen de la fenêtre du 6 novembre. »

Bilan du jour 1 à 21h TU - distance sur 24h : 499.30 mn - distance au but : 22 001.69 mn - retard : 182.19 mn

22/11/16
À l'approche de la latitude de Gibraltar
 
Francis Joyon : « La météo correspond bien à ce qu’on avait prévu. En fin de nuit on est arrivé dans une zone a hauts risques où il n’y avait plus de vent du tout, mais on est resté arrêté à peine deux heures. Du vent de sud-ouest on est passé à un vent de nord très fort avec une mer très confuse. On a fait une douzaine de manœuvres de voiles en 24 heures, du fait qu’on est passé du près au petit temps, du petit temps au vent fort. A chaque fois les manœuvres durent jusqu’à 20 minutes, forcément cela fait un petit peu de retard sur le tableau de marche.
Là on est dans du vent un peu plus régulier quoique encore fort. Sur l’anémo on a 30 nœuds de vent. On descend vers le sud des Açores et le nord de Madère. Il y a une zone où les vents faibliront au moment où on approchera des îles du Cap Vert. On hésite encore entre passer à l’ouest pour ne pas avoir trop de dévent, soit passer entre les îles.
»

Bilan du jour 2 à 21h TU - distance sur 24h : 691.82 mn - distance au but : 21 382.65 mn - retard : 200.80 mn

23/11/16
Sous les grains
 
L’écart entre Idec Sport et BPV a significativement diminué. Alors que Les Canaries sont dans son sillage, le retard de 220 milles nautiques se trouve réduit, à 14h30 TU, à 43.50 mn, malgré les grains.
Gwénolet Gahinet : « Nous sommes en permanence en train de choquer et de reborder, toutes les 20 minutes. C’est exigeant ! »
Clément Surtel : « Un départ, c’est toujours fort émotionnellement et celui-ci a été brutal. On s’en sort bien. On a évité le gros du vent. La mer se calme. On tient bien la feuille de route en bataillant avec des grains un peu mous. On attaque pour se sortir des grains. On est content de notre moyenne. Un peu de bricolage à faire mais rien de grave. Pour l’instant on ne regarde pas trop les écarts, mais on reste concentré sur les conseils de Marcel. »

Bilan du jour 3 à 21h TU - distance sur 24h : 648.61 mn - distance au but : 20 734.05 mn - avance : 16.69 mn
 

24/11/16
On est content
 
Francis Joyon : « J’ai barré comme un fou hier, 35 nœuds et plus. Mais on n’a pas encore exploité tout le potentiel du bateau. Le vent était trop irrégulier en force comme en direction. C’était sportif. Dans de telles conditions, le bateau exige tant de concentration de la part du barreur qu’au bout de 30 mn, il faut passer la main. Il faut vraiment que les conditions soient faciles pour rester plus d’une demi-heure à la barre. Le bateau nous semble plus rapide et toute la journée d’hier, sous Grand Voile haute et gennaker, on était 7 à 8% plus rapide que l’an passé. On a tiré les enseignements de notre tentative passée, et on essaie de faire mieux dans tous les domaines, jusqu’à l’avitaillement.

Nous savons que nous avons, malheureusement, très peu de chance de faire un meilleur temps que Loïck à l’Équateur, parce que nos conditions météo sont plus faibles que ce qu’il a eu. Mais, on est content, on apprécie d’avoir un petit peu d’avance à l’heure actuelle. À l’Equateur, si on a 12 heures, 15 heures ou plus par rapport à lui, on ne sera pas contrarié. Loïck avait fait vraiment une très belle descente jusqu’à Bonne Espérance. On sera content si on fait une différence raisonnable avec lui.
»

Bilan du jour 4 à 21h TU - distance sur 24h : 510.97 mn - distance au but : 20 235.80 mn - retard : 99.27 mn

25/11/16
Petis airs à l'approche du Pot au Noir
 
Les dévents des iles sud de l’archipel du Cap Vert ont considérablement freiné Idec Sport hier soir, contraint de multiplier les empannages dans de petits airs pour s’échapper dans un alizé faiblissant. La nuit a ensuite permis au trimaran géant de glisser plein sud vers la négociation toujours délicate du pot au noir, et la transition avec les alizés de sud est.
C’est ainsi une journée particulièrement névralgique qui s’annonce tant la situation météo devant les étraves du trimaran est volatile. L’aide des fichiers météos s’avère souvent nulle dans ces contrées où les masses d’air de l’hémisphère nord entrent en friction avec celles de l’hémisphère sud. La moyenne du bateau a considérablement chuté, et le retard sur le tenant du titre est reparti à la hausse, plus de 170 milles ce matin. Francis Joyon n'en perd pas pour autant le moral : « Nous souhaitons limiter notre retard sur le chrono référence et comptons sur une météo plus favorable en Atlantique sud pour nous refaire jusqu’au cap de Bonne espérance. ». Idec Sport a repris de la vitesse à la mi-journée, progressant à plus de 20 noeuds. Son retard sur BPV s'élèvait à 112 mn à 15h TU.

Bilan du jour 5 à 21h TU - distance sur 24h : 442.40 mn - distance au but : 19 794.24 mn - retard : 96.40 mn
 

26/11/16
En plein dans le Pot
 
Idec Sport a passé une nuit compliquée en plein coeur du Pot au Noir. Sa vitesse moyenne de point à point a chuté à 1.1 noeuds à 2h TU. De 23h30 TU à 3h30 TU elle n'a été que de 3.7 noeuds, la vitesse d'un piéton. Le retard par rapport à Banque Populaire V est donc reparti à la hausse. À 11h TU, à 289 milles nautiques de l'Équateur, il s'élevait à 171 milles nautiques.

Francis Joyon : « Petite nuit blanche mais ça va. On a bien bataillé dans les grains. On a manœuvré toute la nuit. Le Pot au Noir est vraiment très très actif. Il s’est développé de façon un petit peu imprévue à notre arrivée. Je crains malheureusement que ce ne soit pas fini. Il y a eu des moments très chauds. A un moment on était sous gennaker, grand voile haute, le vent forcissait, forcissait, avec 40 nœuds au portant. C’était vraiment pas confortable. On n’était pas très fier. On est obligé de garder beaucoup de toile parce que sinon on n’arriverait pas à s’extirper de cette zone. Donc on a toujours le maximum de toile et du coup on se retrouve à des moments très surtoilé. D’autant plus que cette année on a mis des voiles de surface plus importante sur ce petit mât. La performance du bateau est bien meilleure. Les conditions météo n’ont pas encore permis d’exprimer ça autant qu’on le voudrait, mais on a l’impression que le bateau a beaucoup progressé. »

Bilan du jour 6 à 21h TU - distance sur 24h : 235.97 mn - distance au but : 19 605.97 mn - retard : 285.61 mn

27/11/16
Noir, c'est noir
 
Francis Joyon a dit, dans la vacation du 26/11, que le Pot au Noir constituait toujours une aventure maritime. Il avait malheureusement raison. Idec Sport a passé une nouvelle nuit en enfer. A 8h TU, encore à 120 milles nautiques de l'Equateur, le trimaran enregistrait une moyenne de 9 noeuds en 24 heures et un retard de 446 milles nautiques sur Banque Populaire V. Il va probablement signer le plus mauvais temps, sur la distance Ouessant / Equateur, depuis le tour du Monde de Franck Cammas en 2010.

Et maintenant ? Comment gérer l'avenir alors que Sainte-Hélène se profile à l'horizon avec son lot d'incertitudes ? Se refaire dans l'Indien ? N'oublions pas que l'an passé, le trimaran avait battu le record WSSRC cap des Aiguilles / Tasmanie, en naviguant à la latitude 53° sud, très au sud des Kerguelen. Cette année il ne sera pas possible de réitérer l'exploit, en raison de la présence d'icebergs. La route sera donc plus longue.
 

27/11/16
La fin du rêve
 
Ce matin vers 8h TU, après 6 jours et 11 heures de navigation depuis Ouessant et des dizaines d'heures à batailler pour s'extirper du Pot au Noir, Francis Joyon et ses équipiers ont décidés de mettre un terme à leur tentative, en raison des conditions météorologiques actuelles et à venir.

Francis Joyon : « Entre grains d’une violence inouïe, et des longs moments totalement déventés, j’ai beaucoup réfléchi hier avant de poser la question à Marcel van Triest sur l’opportunité de poursuivre notre tentative. Il s’avère qu’avec ce retard imprévisible pris à l’équateur, nous ne serons pas en mesure d’accrocher les dépressions en formation du côté du cap Frio, au large du Brésil.

En continuant notre route, nous risquions fort de nous présenter à Bonne Espérance avec un retard insurmontable. Nous ne renonçons pas. La possibilité de faire demi-tour fait partie de ce genre de défi, et nous l’avions évoquée dès notre départ de Brest le week-end dernier. Nous allons de nouveau traverser les zones à grains du pot au noir pour rallier Brest dimanche prochain, et débuter un nouveau stand by.
»

Francis Joyon et ses équipiers ont pris le chemin du retour le coeur meurtri. Notre devoir est de les soutenir et les entourer moralement, ils nous ont montré maintes fois leur force, leur courage. Nous savons leur volonté de se surpasser. Il faut parfois être un peu fataliste et accepter les évènements comme ils se présentent avec sagesse et sérénité... Souhaitons leur bon vent pour la remontée. Puissent-ils, une prochaine fois aller jusqu'au bout de leur rêve ! ...
 
 

28/11/16
Idec Sport en enfer : récit de Francis Joyon
 
Francis Joyon : « À bord du grand oiseau rouge et gris, nous approchons le pot au noir relativement confiants, après ces premiers jours de mer. Nous sommes bien dans le coup et notre concurrent virtuel est positionné à nos côtés sur la cartographie du bord. Les modèles météo et les photos satellites laissent envisager une traversée raisonnablement rapide des 200 milles qui séparent les vents de l’Atlantique Nord de ceux du Sud, et nous nous engageons sous une chape de nuages et de pluie intense, le cœur léger de marins qui en ont vu d’autres.

À nous 6, nous réunissons en effet quelques dizaines de traversées de cet espace maritime. Pourtant, c’est bien l’enfer qui se déchaîne, avec une pluie qui s’intensifie au point de s’accumuler sur plusieurs centimètres d’épaisseur sur le pont, tandis que le ciel est si noir qu’on croit que la nuit tombe. Des rafales très brutales nous tombent dessus, et il faut nous mettre en fuite, vent arrière, durant quelques minutes pour très vite se retrouver voiles battantes dans un vent inexistant.

Ce n’est qu’une introduction aimable aux 30 heures qui vont suivre, et je me souviens d’une scène d’anthologie, de nuit, aux côtés d’Alex à la barre, sous grand voile et grand gennaker, contraint de mettre en fuite plein vent arrière devant 40 nœuds de vent. Non pas une malheureuse rafale, mais bien un vent qui forcit régulièrement sur une période assez longue, au point qu’on se demande à quel moment le multicoque va chavirer si ça monte encore un peu plus. Toutes voiles ouvertes, on file dans l’obscurité sans tenir compte de la route, simplement pour échapper au pire. Puis succèdent les calmes, et le trimaran dérive à 1 nœud, à la vitesse d’un escargot.

Nous voyons les heures s’enfuir, des heures fatidiques qui devraient nous voir accrocher une dépression bien plus sud, et qui se dirige vers Bonne Espérance sans nous, englués que nous sommes. Le lendemain matin devait nous voit enfin dans l’alizé de sud-est, mais il est trop tard. Le chronomètre, bien souvent notre allié dans ces grands records, a joué contre nous, et il ne nous reste plus qu’à mettre cap au Nord, pour traverser ce Pot à nouveau, route sur la Bretagne pour prendre un nouveau départ. Finalement, on s’y attache, à ce Pot au Noir !
»

03/12/16
Idec Sport est arrivé à Brest, dérive endommagée
 
Francis Joyon et ses équipiers ont fait leur entrée dans le port de Brest vers 16h35 (heure locale), après 6 jours et demi de navigation. A son arrivée, Francis Joyon a fait état d'une avarie sur la dérive : « Pour le bateau, il y a des petites choses mais rien de très grave, un peu de carbone à faire sur la dérive après avoir heurté un tronc de cocotier du côté de l’Equateur. J’ai plongé pour voir les dégâts, ça n’a pas l’air méchant. On aurait pu réparer en mer mais puisqu’on rentrait à Brest. (...) On ne pense qu’à une seule chose: repartir au plus vite. Il semblait y avoir une possibilité le week-end prochain, ce qui aurait été parfait dans le timing. Mais cette option s’est éloignée et nous ne voyons pas de nouvelle fenêtre pour les 8 à 10 à venir. (...) Nous avons jusqu’à fin janvier début février (pour partir), après ce sera trop tard. »

Source : www.letelegramme.fr
 
Idec Sport dans le goulet de Brest - photo © Michel Floch