Trophée Jules Verne 2005
   
Record de Bruno Peyron / Orange II
 

Temps partiels
(depuis Ouessant)
Équateur Cap Bonne
Espérance
Cap des
Aiguilles
Cap
Leeuwin
Tasmanie Anti-
méridien
Cap
Horn
Équateur Ouessant
2005 - Peyron Bruno
Orange II
7j 02h 56m 14j 05h 21m 14j 08h 19m 21j 13h 54m 23j 19h 23m 25j 21h 33m 32j 13h 29m 40j 19h 05m 50j 16h 20m
 
Résumé
 
Bruno Peyron / Orange II
Le 24 janvier 2005 à 11 heures, 3 minutes et 07 secondes heure locale (10h 03 mn 07s GMT) Orange II a franchi la ligne Ouessant - Cap Lizard avec deux objectifs : reprendre le Trophée Jules Verne détenu par Olivier de Kersauson sur Geronimo en 63 jours, 13 heures, 59 minutes et 46 secondes et battre le record absolu du tour du monde établi en 2004 par Steve Fosset sur Cheyenne en 58 jours, 9 heures, 32 minutes et 45 secondes.

C'est après 50 jours 16 heures 20 minutes et 4 secondes de navigation, sans escale et sans assistance que le maxi-catamaran a bouclé le tour du monde, le 16 mars 2005 à 2 heures, 23 minutes et 11 secondes TU.

26 993 milles nautiques ont été parcourus à la vitesse moyenne de 22.2 noeuds sur le fond (le double de la moyenne de 1993). Sur la distance officielle WSSRC de 21 760 mn (orthodromique, la plus courte), la moyenne est de 17.89 noeuds.

Ce record extraordinaire devient la référence mondiale historique de la marine à voile et, également, selon certains, celui de toute la marine à moteur.

La première "étape" jusqu'à l'Equateur a été qualifiée de moyenne à tel point que Peyron a envisagé de rebrousser chemin peu après le départ : " La fenêtre s’est un peu refermée 12 heures après notre départ. On avait alors plusieurs options, dont celle de revenir pour repartir 24 ou 36 heures plus tard. On a hésité dix secondes seulement car le voyage est long ... " Le maxi-catamaran à ensuite raflé tous les temps de passage intermédiaires entre l'Equateur aller et l'Equateur retour, ne laissant que des miettes à Olivier de Kersauson : le temps de référence Ouessant-Equateur et à Steve Fosset : le temps de référence Equateur-Ouessant !!! Le précédent record du tour du monde est amélioré de 7j 17h 12m 41s, celui du Jules Verne de 12j 21h 39m 42s.

Qui aurait pu pronostiquer un tel exploit ? Personne ! Même pas Bruno Peyron qui déclarait en février 2004 : " La meilleure démonstration pour ceux qui parlent de 60 jours et à mon avis rêvent un peu, c'est que si on additionne les meilleurs partiels de toutes les tentatives, on est déjà à 59. C'est donc quasiment impossible car on n'aura jamais les conditions qui nous permettront de faire ça. " ...

En 2004, Fosset avait bien failli "tuer" le Trophée Jules Verne en ne respectant pas ses règles et en négociant en douce, à quelques jours du retour, une inscription rétroactive trop tardive. Le Trophée Jules Verne associe à la fois l'exploit sportif, la dignité et le sens de l'honneur. Ces deux dernières qualités manquaient peut-être à Fosset qui n'aura jamais le Trophée. Le Jules Verne ne s'achète pas.

La performance des 14 hommes réhabilite définitivement le challenge, mais l'écrase totalement tant la barre est haut placée. Au risque de rebuter tous les postulants. Cet exploit représente 10 ans de travail pour Bruno Peyron et a nécessité des moyens financiers considérables. Sans compter les aléas : depuis la création du Trophée, seules 6 tentatives ont permis d'établir un nouveau record sur un total de 19 en 15 ans (33%). A lui seul, Bruno Peyron compte à son actif 3 records établis sur 6 tentatives et Olivier de Kersauson 2 records établis sur 9 tentatives !

Avons nous assisté au dernier Jules Verne ? L'avenir le dira.

Équipage : Bruno Peyron (skipper), Roger Nilson (navigateur, médecin), Lionel Lemonchois (chef de quart-barreur), Philippe Péché (chef de quart-barreur), Yann Elies (chef de quart-barreur), Ronan Le Goff (N°1, responsable accastillage et gréement), Sébastien Audigane (barreur, responsable sécurité), Jacques Caraes (régleur, responsable vidéo), Florent Chastel (N°1, responsable gréement courant), Yves Le Blévec (régleur, responsable organisation générale), Jean-Baptiste Epron (régleur, responsable avitaillement et logistique), Nicolas de Castro (N°1, responsable composite), Ludovic Aglaor (barreur), et... Bernard Stamm (barreur, responsable mécanique).
 
 
Compte rendu détaillé
 
24/01/05

Bruno Peyron
Peyron à la pêche au gros : Orange II a franchi la ligne Ouessant - Cap Lizard à 11 heures, 3 minutes et 7 secondes ,heure locale (10 heures, 3 minutes et 7 secondes (GMT)

Ce n'est pas moins de 2 records que Bruno Peyron veut faire tomber avec le catamaran Orange II : le Trophée Jules Verne détenu par Olivier de Kersauson en 63 jours, 13 heures, 59 minutes et 46 ssecondes et le record du tour du monde de Steve Fosset en 58 jours, 9 heures, 32 minutes et 45 ssecondes.

Pour battre le temps du Trophée Jules Verne, Orange II doit revenir avant le 29 mars à 0 heure, 1 minute et 53 secondes (GMT). Pour battre le record absolu du tour du monde à la voile, Orange II doit franchir la ligne d'arrivée à Ouessant avant le 23 mars 2005 à 19 heures, 34 minutes et 52 secondes (GMT).

Bruno Peyron  
Déclarations de Bruno Peyron avant le départ : " Le Trophée Jules Verne c'est le parcours de la liberté absolue. C'est un très beau parcours avec forcément beaucoup de difficultés et des situations météorologiques très diverses et complexes. Ce n'est pas un hasard si peu de tentatives ont réussi à ce jour. Orange II est le bateau à priori le plus rapide du monde. Il a montré son haut potentiel cet été avec le record des 24h et celui de la Méditerranée. A nous de montrer qu'il est aujourd'hui le plus rapide autour du monde. Il ne faut pas oublier que nous marins, ne sommes pas plus puissant qu'il y a un an. Le bateau est très grand, très lourd, très toilé (plus de 1000 m2 de voile). Il faut toujours garder une lucidité totale par rapport au potentiel de puissance que nous avons entre les mains. Tous les marins qui ont l'expérience du tour du monde ont presque tous de mauvais souvenir de l'océan Indien. Il faudra être très prudent et très lucide dans la traversée de cet océan qui est difficilement prévisible. Nous embarquons à manger pour 58 jours. C'est psychologiquement assez bon de se dire qu'on aura plus à bouffer au delà de 58 jours".

  Orange équipage

Les 13 équipiers de Bruno Peyron : Roger Nilson (navigateur, médecin), Lionel Lemonchois (chef de quart-barreur), Philippe Péché (chef de quart-barreur), Yann Elies (chef de quart-barreur), Ronan Le Goff (N°1, responsable accastillage et gréement), Sébastien Audigane (barreur, responsable sécurité), Jacques Caraes (régleur, responsable vidéo), Florent Chastel (N°1, responsable gréement courant), Yves Le Blévec (régleur, responsable organisation générale), Jean-Baptiste Epron (régleur, responsable avitaillement et logistique), Nicolas de Castro (N°1, responsable composite), Ludovic Aglaor (barreur), et... Bernard Stamm (barreur, responsable mécanique).


Orange II est détenteur de 2 records depuis l'été 2004 : celui de la distance parcourue en 24h (706,2 milles parcourus, à la moyenne de 29,29 noeuds) et le record de la Méditerranée (17h 56mn et 13s, à la moyenne de 25,53 noeuds).

Bon vent à Orange et souhaitons lui de ramener le record du tour du monde à la maison (et donc également le Trophée Jules Verne).

Renseignements et suivi du challenge sur le site officiel. Les vacations radio auront lieu en direct tous les lundi, mercredi et vendredi à 14h15 précise. Chaque mercredi, la vacation radio se fera également en viso-conference sur internet et sur les mobiles Orange 3G.
 
 
05/02/05

Bruno Peyron : au douzième jour de navigation Orange II compte 3 jours d'avance sur les deux records à battre. Après un départ moyen, Bruno Peyron a remarquablement négocié l'anticyclone de Sainte Hélène. A ce train là, le cap de Bonne Espérance pourrait être atteint en 14 jours et quelques heures, établissant ainsi un nouveau temps de référence sur la distance Ouessant-Bonne Espérance (Trophée Jules Verne et Tour du Monde confondus).
 

07/02/05

Pas de quartier pour Orange II : Bruno Peyron vient d'atteindre la longitude du cap de Bonne Espérance (20° E) à 18h22 TU (19h22 française) en signant deux nouveaux temps de référence : Ouessant-Bonne Espérance en 14 j 5 h et 21 mn (2 j 6 h 16 m de moins qu'OdK en 2003) et Equateur-Bonne Espérance en 7 j 2 h et 22 mn (2 j 11 h 5 m de moins que Fossett en 2004). Le catamaran compte maintenant près de 4 jours d'avance sur Geronimo et Cheyenne.
A vos calculettes : sachant que si tout va bien, il faudra un peu moins de huit jours à Orange II pour rallier le cap Leeuwin quelle serait la moyenne horaire à réaliser par Olivier de Kersauson (en course sur l'Oryx Cup 2005) pour rencontrer son "ami de 30 ans" au sud de l'Australie ? ... Réponse : 23.42 noeuds !!! C'est tout à fait possible ça :-)
Bruno Peyron le sait parfaitement et Olivier lui s'en fiche bien mal ! Quoique, maintenant qu'il préfère la compète ...

14/02/05

  Catamaran Orange II
Orange fonce plein pot : le catamaran a passé la longitude du cap Leeuwin (115°08 E) à 23h58 TU soit après 21 jours 13 heures et 54 minutes de mer depuis Ouessant à la moyenne de 22,8 noeuds. Ce temps devient une nouvelle référence mais au passage deux autres temps ont été battus : Bonne-Espérance/Leeuwin en 7 jours, 8 heures et 33 minutes (5h 58m de moins que Loïck Peyron sur Innovation Explorer en 2001) et Equateur-cap Leeuwin en 14 jours et 11 heures (5 jours de moins qu'Olivier de Kersauson sur Geronimo).

Bruno Peyron qui considère tout cela avec sérénité a levé un peu le pied en raison de l'état de la mer (creux de 6 à 8 mètres) et pour rester positionné en deça d'un front avec un vent moyen de 40 à 45 nœuds.

19/02/05

Orange engrange : Bruno Peyron vient de passer l'Antiméridien en 25 jours 21 heures et 33 minutes depuis Ouessant, nouveau temps de référence sur ce parcours. A titre de rappel, Orange I avait mis 34 j 9 h 20 m en 2001 ! Orange II compte maintenant 4 jours d'avance sur le record absolu et affiche la moyenne incroyable de 23.2 noeuds depuis le départ !!!
Au passage, Peyron a également signé le 1er temps de référence sur la distance Cap Agulhas (20°Est, pointe la plus Sud de l’Afrique) – pointe Sud de la Tasmanie en 9 jours 11 heures 04 minutes. Ce tronçon qui correspond à la traversée de l'Océan Indien a été entériné par la WSSRC il y a peu de temps.

 
24/02/05

  Bruno Peyron
Le théorème de Peyron. Extrait d'une interview réalisée par sport.fr en 2004 :
Question : Pensez-vous être capable de boucler le Jules-Verne en moins de 60 jours dans des conditions idéales ?

Peyron : " Il n'y a jamais de conditions idéales. Sur ce tour du monde, il y a à peu près six partiels, deux à la descente, deux en bas, deux à la remontée. On a bien regardé toutes les tentatives depuis notre première en 93, c'est intéressant de noter qu'à chaque fois, il y a eu le même pourcentage (un tiers-un tiers-un tiers) de bonnes conditions, de très mauvaises et de moyennes. La meilleure démonstration pour ceux qui parlent de 60 jours et à mon avis rêvent un peu, c'est que si on additionne les meilleurs partiels de toutes les tentatives, on est déjà à 59. C'est donc quasiment impossible car on n'aura jamais les conditions qui nous permettront de faire ça. "
Ndlr : On est à 4/6èmes et moi je vois pas où est le mauvais.


26/02/05

Olivier de Kersauson
Orange 100 % pur jus. Le catamaran a dépassé la longitude 67°16 du Cap Horn à 23 h 32 TU en pulvérisant au passage tous les temps intermédiaires : Ouessant - Cap Horn en 32 jours 13 heures et 29 minutes (Orange I avait mis 42 j et 3 h en 2002) / Tasmanie - Cap Horn en 8 j 18 h et 6 m / Cap de Bonne Espérance - Cap Horn en 18 j 8 h 8 m / Cap Leeuwin - Cap Horn en 10 j et 23 h 35 m.
Ce n'est plus une feuille de route, c'est un tableau de chasse !

  Orange Peyron
Bruno Peyron a signé les meilleurs temps depuis l'Equateur. Il ne reste plus à Olivier de Kersauson que le meilleur temps sur Ouessant - Equateur en 6 j 11 h 26 m, maigre consolation.

Et maintenant, qu'allez vous faire avec cette avance de 7 jours 2 heures et 47 minutes ?
Et bien maintenant, Monsieur Peyron, il vous faut transformer tout cela pour que cette chevauchée fantastique devienne le plus beau record de l'histoire de la voile mondiale et peut-être de toute l'histoire de la marine !


En plus en signant le record du Tour du Monde, vous rendrez sa dignité au Trophée Jules Verne, bafoué par un banquier Américain. Vous avez droit à toute notre admiration et au plus grand respect.

Enfin un coup de chapeau au marmiton du site http://www.maxicatamaran-orange.com/ qui était au boulot à 0 h 39 pour annoncer le passage du Horn avec un décalage de 7 minutes, soit presque " en direct ".

 
28/02/05

 
Orange Peyron
Coup dur pour Peyron : Orange a heurté une baleine à deux reprises au large de l'Argentine. Il n'est pas possible pour le moment de dresser un bilan des dégâts, mais le safran babord semble endommagé. Si le catamaran n'était pas remis en état, il pourrait néanmoins rejoindre Ouessant, mais à allure réduite. (ndlr : à la suite d'une plongée réalisée deux jours plus tard, cet incident s'est révélé en fait sans conséquences sur la suite de la tentative)

06/03/05

Equateur retour : Orange aura mis 40 jours 19 heures et 09 minutes depuis Ouessant pour franchir la latitude 0° sud (et nord). Deux nouvelles performances sont à mettre à l'actif du catamaran : Cap Horn-Equateur en 8 jours 5 heures et 36 minutes et Equateur-Equateur en passant par les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn) en 33 jours 16 heures et 09 minutes.
A ce stade, Peyron compte 9 jours et 08 heures d'avance sur Cheyenne. Les perspectives météo sont assez réservées pour la dernière étape Equateur - Ouessant et Bruno Peyron fait part de son sentiment :
" En clair , j'ai l'impression que l'on doive se préparer à une véritable punition pour cette dernière partie de parcours, peut-être pour nous faire payer cette presque trop parfaite trajectoire depuis le début, ces enchaînements de rêve, ces milles avalés à 30 noeuds et ces 10 jours d'avance presque irréels aux 3/4 du voyage.
Soit ! ... Si c'est le cas, nous essaierons de nous accommoder du pire comme nous l'avons fait avec le meilleur. En fait, ça ne passe pas !
En général, quand ca ne passe pas en ligne droite, ce qui est rare sur cette partie, ça passe en faisant le grand tour des zones de hautes pression et en rejoignant les systèmes dépressionnaires au nord des Açores. Mais là ... ca ne passe ni a droite, ni à gauche ! Soyons donc prêts demain, à payer le prix de notre insolence d'hier !
Un "Jules Verne"... ca se mérite ! .... jusqu'au bout !
"

 
14/03/05

ETA : Orange II devrait terminer son tour du monde très tot mercredi matin soit dans sa 50ème journée de mer. Déclaration de Bruno Peyron : " On est sur le même bord jusqu'à l’arrivée et notre position doit nous permettre de prendre un refus du vent avant l’arrivée ce qui nous fait avancer tranquillement en VMG. Les conditions météo vont désormais dicter l’heure d’arrivée. Ce sera de nuit, ce qui nous permettra de nous prendre un petit moment à nous. Dans la nuit, on va savourer de manière égoïste ce moment privilégié et, après, on ira nous voir ! Ce sera dans la nuit de mardi à mercredi, plutôt en deuxième partie de nuit. On rentrera dans la rade dans la matinée de mercredi ! On devrait avoir trente nœuds de vent jusqu’à l’arrivée. On n’a d’ailleurs pas eu plus de vent sur tout le tour du monde, à par une fois, sous les Falkland, avec une rafale à 48 noeuds, mais par mer plate. "

16/03/05

Bruno Peyron
C'est après 50 jours 16 heures 20 minutes et 4 secondes de navigation, sans escale et sans assistance que le maxi-catamaran a bouclé le tour du monde, le 16 mars 2005 à 2 heures 23 minutes 11 secondes TU.

26993 milles nautiques ont été parcourus à la vitesse moyenne de 22.2 noeuds sur le fond (le double de la moyenne de 1993). Sur la distance officielle WSSRC de 21760 mn (orthodromique, la plus courte), la moyenne est de 17.89 noeuds.

Ce record extraordinaire devient la référence mondiale historique de la marine à voile et, également, selon certains, celui de toute la marine à moteur.
 
 

La première "étape" jusqu'à l'Equateur a été qualifiée de moyenne à tel point que Peyron a envisagé de rebrousser chemin peu après le départ : " La fenêtre s’est un peu refermée 12 heures après notre départ. On avait alors plusieurs options, dont celle de revenir pour repartir 24 ou 36 heures plus tard. On a hésité dix secondes seulement car le voyage est long ... " Le maxi-catamaran à ensuite raflé tous les temps de passage intermédiaires entre l'Equateur aller et l'Equateur retour, ne laissant que des miettes à Olivier de Kersauson : le temps de référence Ouessant-Equateur et à Steve Fosset : le temps de référence Equateur-Ouessant !!! Le précédent record du tour du monde est amélioré de 7j 17h 12m 41s, celui du Jules Verne de 12j 21h 39m 42s.

Qui aurait pu pronostiquer un tel exploit ? Personne ! Même pas Bruno Peyron qui déclarait en février 2004 qu'il était impossible de descendre sous la barre des 60 jours (voir ci-dessus brève du 24.02).

 
 
En 2004, Fosset avait bien failli "tuer" le Trophée Jules Verne en ne respectant pas ses règles et en négociant en douce, à quelques jours du retour, une inscription rétroactive trop tardive. Le Trophée Jules Verne associe à la fois l'exploit sportif, la dignité et le sens de l'honneur. Ces deux dernières qualités manquaient peut-être à Fosset qui n'aura jamais le Trophée. Le Jules Verne ne s'achète pas.

La performance des 14 hommes réhabilite définitivement le challenge, mais l'écrase totalement tant la barre est haut placée. Au risque de rebuter tous les postulants. Cet exploit représente 10 ans de travail pour Bruno Peyron et a nécessité des moyens financiers considérables. Sans compter les aléas : depuis la création du Trophée, seules 6 tentatives ont permis d'établir un nouveau record sur un total de 19 en 15 ans (33%). A lui seul, Bruno Peyron compte à son actif 3 records établis sur 6 tentatives et Olivier de Kersauson 2 records établis sur 9 tentatives !
 
vacation arrivée
à Ouessant
Avons nous assisté au dernier Jules Verne ?
L'avenir le dira.
 
Orange II arrivée
 
Carte Trophée Jules Verne 2005
 
04/12/05

C'est en smoking, noeud papillon et gants noirs que Bruno Peyron et son équipage ont reçu une copie du Trophée Jules Verne, dans les salon du Musée de la Marine à Paris.
 
Orange II remise Trophée
Photo Gilles Martin Raget / Orange