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Trophée Jules Verne


Geronimo
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Tentative 2008 Franck Cammas
sur Groupama 3


Groupama
Fiche technique
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Diaporama
Résumé : la tentative au
jour le jour


les informations non sourcées proviennent de : cammas-groupama.com
Tableau de marche
Trophée Jules Verne
Tour du monde
Trophée Jules Verne
ORANGE I
2002
GERONIM0 2003
GERONIM0 2004
CHEYENNE
2004
ORANGE II
2005
GROUPAMA 3
2008
Ouessant - Equateur 7 j 22 h 6 j 11 h 26 m
7 j 22 h 13 m
8 j 6 h 28 m
7 j 3 h
6 j 6 h 24 m
Ouessant - Cap Aiguilles 18 j 18 h 40 m 16 j 14 h 35 m
17 j 23 h 58 m
17 j 23 h 19 m
14 j 8 h 19 m
13 j 8 h 47 m
Ouessant - Cap Leeuwin 29 j 7 h 22 m 26 j 4 h 53 m
26 j 11 h 33 m
25 j 14 h 8 m
21 j 13 h 54 m
21 j 2 h
Ouessant - Tasmanie - -
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23 j 19 h 23 m
22 j 20 h 53 m
Ouessant - Antiméridien 34 j 9 h 20 m 32 j 3 h 13 m
31 j 22 h 53 m
30 j 41 m (1)
25 j 21 h 33 m
Avarie
(1) temps estimé


27/02/08
Franck Cammas
Post scriptum... extraits de la conférence de presse de l'équipage de Groupama 3 à Paris.

Franck Cammas : « On n'a pu faire que 24 heures sur tout l'Indien où on a pu exploiter le bateau comme on voulait. Sinon on était ou trop rapide, ou pas assez rapide par rapport à un phénomène météorologique. On n'a pas été gâté, j'espère que le sud n'est pas tout le temps comme ça. Pendant quelques jours on s'est demandé comment cela tenait et en Nouvelle Zélande on a peut-être eu la réponse. Le sud est un endroit où on s'engage, c'est difficile, on est loin de tout, il faut vraiment être en autonomie complète, il faut faire zéro erreur, il y a une certaine pression vis à vis de cela. »

Jacques Caraës : « Le paramètre essentiel qui laisse passer ces bateaux là est la météo. Comme le racontait Francis Joyon "c'est la mer qui m'a laissé passer". Et bien elle n'a pas voulu en laisser passer deux cet hiver et on n'est pas passé. »

Franck Cammas : « On n'en sait pas plus aujourd'hui au sujet de la casse. Il faut qu'on prenne le temps d'en parler avec les architectes, le calculateur de la structure, avec le chantier et regarder si tout a été fait conformément à ce qui a été prévu. Le concept du bateau ne doit pas changer, cela doit jouer sur quelques kilos de carbone qui manquent. Mais il ne faut rajouter 10 tonnes sur le bateau pour que cela tienne. On veut repartir l'hiver prochain, même si c'est un objectif peut-être très très ambitieux. Mais on veut repartir avec un bateau qui a un comportement identique à celui qu'il avait avant de chavirer et sans arrière pensée quant à la fiabilité du flotteur ou autre.
On a la chance d'avoir un partenaire qui a chaque fois qu'il nous est arrivé des accidents s'est trouvé derrière nous à la seconde suivante. Cela nous permet d'avoir toujours un objectif, c'est important pour oublier les mauvaises passes. L'objectif est de refaire ce tour du monde au plus vite.
L'avenir immédiat, c'est un départ en cargo pour Lorient le 13 mars, trouver un chantier, reconstruire un flotteur et un mât en entier et reconstituer le puzzle. C'est ambitieux, mais viser une mise à l'eau pour début novembre, un mois de navigation pour voir si tout fonctionne comme avant et ensuite un début de stand-by, ce serait bien.

J'ai envie de naviguer le plus vite possible. Si il y a des plans pour naviguer, je les saisirais. C'est en repartant que l'on ne pense pas au chavirage ou aux choses pas sympas. Cela reste toujours ma façon de voir et ce n'est pas ce chavirage qui va changer ma passion. »
 
Franck Cammas

24/02/08
Mission accomplie... Groupama 3 flotte à nouveau dans le bon sens dans le port de commerce d'Otago. Les opérations de levage du trimaran ont été précédées par une longue phase de tri de bouts, cordages, drisses et élingues du gréément enchevêtrés entre le trampoline, la coque et les restes du flotteur bâbord. Groupama 3 a été soulevé à la jonction des bras de liaison et du flotteur tribord par deux grues installées à quai, puis positionné à la verticale. Le remorqueur de port le Kapu, a alors tiré la coque centrale pour l'éloigner du quai, donnant ainsi une inclinaison à la structure du trimaran qui a permis aux deux grues de le déposer doucement sur ses coques.
Mission accomplie pour Franck Cammas qui n'a pas voulu abandonner son bateau en pleine mer, mais la grand-voile, une petite section du mât n'ont pu être récupérés et les dégâts semblent importants. Une expertise devrait avoir lieu sur place, avant d'envisager un transport du multicoque par cargo, à destination de Lorient.
Merci Franck Cammas, Franck Proffit, Stève Ravussin, Loic Le Mignon, Frédéric Le Peutrec, Sébastien Audigane, Jan Dekker, Ronan Le Goff, Jacques Caraës, Yves Parlier et ... Groupama 3.
A bientôt pour un prochain Trophée Jules Verne ?
 
 

 
 

 
photos © Martin Balch

23/02/08
Fin du chemin de croix... Après une très longue attente à faire des ronds dans l'eau à proximité de la digue, le trimaran écorché vif est entré dans l'étroit chenal du petit port de commerce d'Otago à 10h50 (heure locale). Il a été remorqué par une embarcation du port pendant 5 heures, à la vitesse de 1.5 noeuds. La circulation des navires de commerce a été suspendue pendant les opérations de remorquage. Les équipiers de Groupama 3 sont en train de vider le trimaran de ses équipements et vont pomper l'eau dans la coque centrale et dans les bras de liaison qui avaient été volontairement percés lors des essais de retournement en pleine mer. Une nouvelle tentative de retournement devrait avoir lieu dimanche matin à l'aide d'une grue portuaire. Groupama 3 est à bon port.
 
 
 
 

photos © Martin Balch
 

22/02/08
Toujours la poisse... Le trimaran est arrivé à Otago mais se voit interdire l'entrée du port en raison de mouvements prévus de portes-conteneurs. Cette situation est d'autant plus inquiétante que les conditions météorologiques se dégradent sensiblement dans la région : des vents avec rafales à 100 km/h sont annoncés.

21/02/08
Le remorquage a débuté : selon la presse Neo-Zélandaise, la tentative de retournement de la coque centrale de Groupama 3 a échoué au large de Dunedin. Le navire envoyé sur zone, le Clan Mcleod, a pris le trimaran en remorque et évolue à la vitesse de 2.5-3 noeuds. Son retour à Dunedin est prévu vendredi, en fin de journée. Une nouvelle tentative de retournement pourrait avoir lieu a l'arrivée, avec l'aide d'une grue portuaire.

20/02/08
Sauvetage en cours... Yves Parlier : « D'après ce que je vois sur les vidéos des journalistes qui ont survolé deux fois Groupama 3 aujourd'hui, les opérations vont bon train. Le mât en trois morceaux ainsi que la partie avant du flotteur bâbord sont dégagés du bateau. Les gars s'affairent sur la partie arrière du flotteur qui est coincée sous la coque centrale. On peut difficilement espérer de meilleures conditions météo malgré une longue houle résiduelle qui doit les gêner. Je n'ai pas beaucoup de relations directes avec le bateau mais j'imagine qu'ils ont bien d'autres choses à faire. Ils font un travail formidable et ne prennent aucune minute de repos pour essayer de retourner Groupama 3 avant la nuit. »
 
 


19/02/08
Sauvetage de Groupama 3 : Franck Cammas a quitté Dunedin en début de journée à bord d'un bateau de 25 mètres, équipé d'un moteur de 1000 cv, pour se rendre sur la zone de chavirage, accompagné par 8 équipiers munis du matériel nécessaire au retournement du trimaran. Yves Parlier est resté à terre pour assurer la liaison avec la base Lorientaise du team. Entretien téléphonique de Franck Cammas : « Le team Groupama de Lorient nous a transmis un plan et une procédure qui devraient nous aider à remettre le bateau à l'endroit. On en a pour une douzaine d'heure de mer avant de le retrouver. Si tout se passe bien, on pourrait être de retour à terre avec Groupama 3 en remorque dans quatre jours, probablement à Christchurch. »

18/02/08
Réaction d'Olivier de Kersauson après le chavirage de Groupama 3 : « Après une première moitié de Tour du Monde très rapide que nous suivions avec passion, on regrette de voir s'arrêter cette démonstration, sans doute due à des conditions de mer particulièrement difficiles dans cette zone à cette époque. Ils sont tous sains et saufs et c'est l'essentiel : D'abord ramener les hommes, puis le bateau et si possible le record... On espère les revoir vite sur le magnifique parcours du Trophée Jules Verne, dont la violence et la beauté font toute la valeur. »

18/02/08
Communiqué de l'ambassade de France à Wellington (Nouvelle Zélande) : « La France remercie chaleureusement les autorités de Nouvelle-Zélande pour leur aide et pour l’efficacité dont elles ont fait preuve pour le sauvetage en mer de Franck Cammas et de l’équipage de son multicoque victime d’un retournement au large des côtes néo-zélandaises vers 03H00 du matin, heure de Paris.
Informée de cet accident par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) de Gris-Nez (Nord Pas de Calais), la marine néo-zélandaise est en effet rapidement intervenue avec ses hélicoptères. Notre ambassade à Wellington a suivi de près le sauvetage du skipper et de ses dix coéquipiers et a demandé à notre consul honoraire à Dunedin de se rendre auprès d’eux. »

18/02/08
Groupama 3 a chaviré à 0h43, à 80 milles nautiques de la côte Est de la Nouvelle Zélande ... Déclaration de Franck Cammas : « Nous venons de chavirer. Le flotteur sous le vent (bâbord) s'est cassé en deux, entraînant la rupture des deux bras de liaison puis le chavirage par le côté. L'équipage est au complet, réfugié à l'intérieur de la coque centrale de Groupama 3. Aucun des 10 équipiers n'est blessé. Il y a 5 à 7 mètres de vagues et 25 à 30 noeuds de vent. La mer déferle et, pour l'instant, on ne peut mettre personne dehors. »
 
 
 
vidéo du sauvetage de l'équipage de Groupama 3 - source : www.bfmtv.fr/

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